Mon engagement au sein de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation

 

Au vu de mon parcours et de mon engagement sur les questions d’éducation, c’est tout naturellement que j’ai choisi d’être membre de la Commission des Affaires culturelles et de l’éducation pour cette nouvelle législature.

Après l’élection des membres du Bureau, la Commission s’est rapidement mise au travail, en entamant un cycle d’auditions à un rythme assez soutenu. Il ne s’agissait pas seulement de prendre langue avec ceux qui compteront parmi nos interlocuteurs privilégiés au cours de cette législature, mais aussi d’exercer, en tant que parlementaires, notre mission de contrôle du Gouvernement.

Voici un aperçu du travail entamé par la Commission à l’occasion de cette nouvelle législature, Il s’agit pour moi de faire connaître cet aspect du travail parlementaire, souvent méconnu par nos concitoyens, et de leur donner mon sentiment sur certaines questions. Je considère en effet qu’il est de mon devoir d’élue de les informer en continu de mon travail, de l’état de ma réflexion sur les principaux sujets, de mes doutes s’il y en a.

Bâtir l’école de la confiance – Audition de Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education nationale (mercredi 5 juillet 2017)

Je me félicite du fait que nous ayons choisi de recevoir M. Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education, à l’occasion de notre première réunion. Les attentes de nos concitoyens dans ce domaine sont fortes, tout comme l’est l’engagement du Président de la République de faire de l’éducation l’une des priorités de ce quinquennat.

Pendant plus de deux heures, le Ministre a donc été soumis par les membres de la commission à un feu nourri de questions. Nos interrogations, légitimes, portaient principalement sur les conditions dans lesquelles allait se dérouler la rentrée scolaire : rythmes scolaires, dédoublements des CP, rentrée en musique…

Le Ministre ayant depuis beaucoup communiqué à ce sujet, nous invitons toutes les personnes qui s’intéressent à l’éducation, au-delà des clivages partisans qui, à mon sens, ont vocation à s’effacer devant l’ampleur des défis auxquels l’école doit faire face, à prendre connaissance des derniers entretiens qu’il a accordé à la presse (entretien dans L’Obs ou bien interview sur le plateau de BFM/RMC). Jean-Michel Blanquer y apparaît comme quelqu’un de passionné par l’éducation, qui souhaite mener une politique volontariste tout en affichant une confiance en l’école qu’il veut communicative.

J’ai souhaité quant à moi l’interpeller sur les conditions de mise en œuvre de deux mesures phares prévues pour la rentrée, le dédoublement des classes de CP et le dispositif « devoirs faits ». Dans les semaines à venir, j’irai d’ailleurs à la rencontre des acteurs de terrain afin de bénéficier d’un premier retour sur ces mesures.

Dans cette volonté qui est la mienne d’accompagner les efforts du gouvernement, j’ai été nommée rapporteure pour avis sur le projet de loi de finance 2018. Cette mission, sur laquelle mon collègue Bertrand Sorre et moi-même sommes particulièrement mobilisés, concernera l’enseignement scolaire et fera sans doute l’objet d’un prochain article sur ce site.

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S’engager aux côtés des jeunes – Audition de Françoise Nyssen, Ministre de la Culture (mardi 18 juillet 2017)

C’est avec enthousiasme que nous avons accueilli, ce mercredi 26 juillet, celle qui se propose de « réenchanter la vie culturelle » de notre pays. Par son engagement, notamment à Arles, où elle joue un rôle actif dans le rayonnement des arts et de la culture, elle était sans aucun doute la plus à-même de mener à bien ce projet.

Mme Nyssen a pu notamment, lors de cette audition, répondre à notre inquiétude concernant les moyens affectés au budget de la culture. Celle-ci a en effet assuré les membres de la commission que les cinquante millions d’économies prévues par le Ministère n’affecteraient en rien le spectacle vivant, la création et les politiques culturelles, mais concernaient uniquement des frais de gestion internes et des lignes budgétaires non utilisées.

Elle a par ailleurs réaffirmé son engagement en faveur de l’éducation artistique et culturelle, auquel je souscris totalement. C’est par la culture que la jeunesse s’émancipe ; c’est par la culture qu’elle doit se préparer aux grands défis de demain. Comme le disait Hugo dans un grand discours sur la culture, « quel est le grand péril de la situation actuelle ? L’ignorance, l’ignorance qui nous déborde, qui nous assiège, qui nous investit de toutes parts. C’est à la faveur de l’ignorance que certaines doctrines fatales passent dans le cerveau confus des multitudes ».

Je partage donc, avec Françoise Nyssen, le désir de faire de l’accès de 100% des jeunes à la culture une priorité du présent quinquennat. A cet égard, je souhaite soumettre prochainement à la Ministre un projet particulièrement innovant visant à instaurer un véritable « parcours musical », allant de la crèche à l’école maternelle, et ce pour tous les enfants de ma circonscription.

Dans d’autres domaines, nous avons interrogé la Ministre sur son action à venir : Pass Culture, régulation des plateformes numériques, accessibilité des bibliothèques, droits d’auteur, cinémas de proximité, Maison commune de la musique, autant de points sur lesquels elle a pu nous apporter des précisions. Mon seul regret : que la question de la parité, à laquelle je suis particulièrement attachée – les femmes représentent plus de la moitié des étudiants en spectacle vivant, mais seulement 12 % des directeurs de théâtres nationaux –, n’ait pas été abordée. Je ne manquerai donc pas à d’interroger Mme la Ministre à ce sujet lors de notre prochaine rencontre.

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Audition de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions (mercredi 19 juillet 2017)

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Repenser l’accès à l’enseignement supérieur – Audition de Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (mercredi 19 juillet 2017)

Alors que celui-ci est bien souvent décrié, il est bon, je crois, de rappeler les mérites de notre modèle d’enseignement supérieur, qui parvient à accueillir plus de 2,5 millions d’étudiants chaque année et dont l’excellence en matière de recherche est reconnue à l’international. Nous étions donc très heureux d’accueillir au sein de notre commission Mme Frédérique Vidal Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Comme elle a eu elle-même l’occasion de l’affirmer : « notre système fonctionne, à l’exception de l’accès au cycle licence ». Il nous faut donc repenser l’entrée dans le supérieur et, au-delà, réformer le cycle licence, où un nombre trop important d’élèves échouent. Aussi la plupart des interventions des membres de la commission ont-elles porté sur le mode d’accès et d’accompagnement des étudiants dans l’enseignement supérieur.

A ce sujet, la Ministre a évoqué plusieurs pistes intéressantes : favoriser les passerelles entre bac -3 et bac +3, mettre fin dès l’année prochaine à la sélection par tirage au sort, lutter contre l’autocensure des étudiants, réinterroger les regroupements d’universités mis en place en 2013 (cf. projet de loi d’habilitation relatif au regroupement des universités en cours de concertation).

C’est sur un sujet voisin que j’ai moi-même choisi d’interroger la Ministre. On connaît le problème rencontré par les bacheliers professionnels pour s’inscrire dans les filières courtes (STS, IUT). C’est d’ailleurs l’exemple retenu par Raymond Boudon pour illustrer ce qu’il nomme « effets pervers » (Effets pervers et ordre social, 1977) : ces parcours, créés à l’origine à destination des « bacs pro », ont été investis massivement par les bacheliers issus des filières générales pour servir de « classes prépa » aux universités, alors que les bacheliers professionnels se sont dirigés vers la fac où leur taux de réussite est particulièrement faible (1,6 %).

J’ai donc interpellé Mme Vidal sur la mesure, issue de la loi de 2013, visant à réserver 20 % des places en STS aux détenteurs d’un bac professionnel. Celle-ci a confirmé que ce dispositif était en cours d’expérimentation dans plusieurs académies (avec un taux de réussite de 60 % pour les bacheliers professionnels) et serait rapidement étendu à d’autres. Elle a par ailleurs formulé le souhait que les bacs professionnels et technologiques soient mieux respectés, de même que la volonté ayant présidé à la mise ne place des filières courtes.

Concernant les prérequis à l’université, au sujet desquels j’ai également interpelé la Ministre, celle-ci a déclaré que « les modalités font l’objet de discussions et de concertation, mais il faut s’assurer que l’accès à l’enseignement supérieur et à la recherche se fasse pour les titulaires du bac qui le souhaitent. Il faut accompagner la réussite et arrêter l’hétérogénéité d’un amphithéâtre en première année ». Je resterai très vigilante sur cette question sensible.

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Audition de Mathieu Schrameck, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (mardi 25 juillet 2017)

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Audition de Mathieu Gallet, président de Radio France (mercredi 26 juillet 2017)

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Audition de Laura Flessel, Ministre des sports (mercredi 2 août)

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